
A l'issue d'une folle soirée, les joueurs du Stade Rennais Football Club se sont imposés aux dépends du champion en titre Bordelais (4-2), et
remontent ainsi à la septième place du championnat. Les Rennais se sont cependant fait très peur, se faisant revenir à 3-2 après avoir mené 3-0. Cette victoire Bretonne relance lechampionnat,
Bordeaux n'ayant plus que trois points d'avance sur son dauphin Montpellier ! (photo
staderennais.com)
Le préparateur physique du Stade Rennais, Nicolas Dyon, s'est exprimé dans le journal Ouest-France au sujet de la condition physique des joueurs internationaux.
Pour lui, il est très difficile de gérer une trêve internationale, surtout au Stade Rennais qui compte entre douze et quinze internationaux. Celui qui travaillait déjà avec Frédéric Antonetti Ã
Nice s'est donc exprimé sur plusieurs sujets : la disparité des situations, les possibilités d'un joueur le week-end, le calendrier, les différences entre Nice et Rennes, et enfin les avantages
que procurent cette trêve internationale.
Le préparateur physique du Stade Rennais pense également que le niveau des joueurs diffère petit à petit :
"il y a quinze jours, tout le monde était au même niveau, et là , plus personne ne va l'être. Le découpage du calendrier interpelle, avec trois trêves en deux mois ! Ce n'est quand même pas
monnaie courante. Et en décembre on va faire cinq matches en 18 jours sur des terrains difficiles." Et de comparer l'effectif Breton à celui qu'il avait à Nice : "à Nice, on avait 8
internationaux. À Rennes avec 12, voire 14 internationaux, c'est un vrai problème. Si l'on compare avec notre adversaire de samedi, Lille qui n'a que 5 internationaux importants. Pour autant, je
ne pense pas que cela soit la clé du match. Les joueurs qui vont être amenés à jouer sont bien préparés. Cela peut aussi permettre à certains de se relancer."
Enfin, Nicolas Dyon parvient quand même à trouver quelques avantages pour les sélectionnés, mais aussi pour les joueurs blessés, ou en difficulté au club. Mais cette trêve facilite également un peu son rôle de préparateur physique, justement. Pour lui, sans aucun doute, cette pause de dix jours en championnat "permet de remettre sur pieds les blessés et de faire un rappel physiologique pour les autres. On a aussi un rapport privilégié avec ceux qui restent. L'ambiance est différente, on travaille en petit groupe. L'avantage, pour certains sélectionnés, c'est qu'ils retournent dans leur famille, ils retrouvent leurs racines, certains obtiennent du temps de jeu avec leur sélection, donc moralement c'est intéressant."
Auteur : M.S.